Importante étude sur les milieux humides au lac Maskinongé

Ville Saint-Gabriel, le 03 avril 2017 L’Association de la gestion intégrée de la rivière Maskinongé a réalisé  l’été et l’automne derniers une vaste étude portant sur les milieux naturels situés au nord du lac Maskinongé entre les rivières Matambin et Maskinongé, au sud du rang Saint-Augustin dans la municipalité de Mandeville.

Couvrant une superficie de 454 hectares, 171 ha de la zone de recherche sont constitués de milieux humides. Ces milieux ont une importance capitale pour la maîtrise des crues et le maintien de la qualité de l’eau du lac Maskinongé puisqu’ils sont les derniers milieux naturels autour du lac.  Ils abritent également une grande biodiversité, dont certaines espèces végétales et animales à statut précaire.

95 parcelles ont été échantillonnées et ont fait l’objet d’une caractérisation de sol et d’un inventaire floristique.  À partir des données recueillies sur le terrain, la classification des milieux humides a permis de délimiter 8 grands complexes qui regroupent plusieurs types de milieux humides interconnectés, tels que des étangs, des marais, des marécages arbustifs ou arborescents et des tourbières minérotrophes. Un indice de qualité a été appliqué à chacun de ceux-ci en fonction de sa superficie, de sa diversité, des espèces fauniques et floristiques rares ou d’intérêt et du degré de perturbations anthropiques telles les dépotoirs, routes et remblais.

Rendu possible grâce à l’appui financier de Environnement et Changement climatique Canada et de la municipalité de Mandeville, ce projet a permis d’identifier et de prioriser les milieux naturels à préserver. La municipalité aura ainsi à sa disposition de nouvelles connaissances qu’elle pourra utiliser dans l’application de ses outils d’urbanisme pour ce territoire et qui serviront également aux quelques 290 propriétaires qui résident dans ce secteur.

Pour plus d’informations, vous pouvez communiquer avec AGIR Maskinongé au (450) 752-4868.

 

-30-

 

 

 


Source :
Source : Michel Lambert, directeur et Delphine Deléglise, chargée de projet, AGIR Maskinongé