Journée mondiale de l’eau Lac-Mégantic, 22 mars 2014

Saint-Gabriel-de-Brandon, le 1er avril 2014-

Plusieurs organisations vouées à la protection de l’eau au Québec se sont données rendez-vous pour insister sur l’importance de protéger notre richesse naturelle la plus précieuse. L’accident ferroviaire de Lac-Mégantic est la plus grande catastrophe environnementale vécue au Québec et la décontamination de la ville, du lac et de la rivière est loin d’être terminée. La population souffre et souffrira longtemps des impacts de cette contamination de l’eau, des sols et de l’air. La vie de toute la communauté n’est plus la même aux dires d’un résidant de Lac-Mégantic
Plus de 150 personnes dont sept citoyenNEs des comités de vigilance de Lanaudière ont participé au rassemblement de la Journée mondiale de l’eau à Lac-Mégantic. Le but de se rassemblement était de conscientiser la population de l’urgence de protéger nos sources d’eau potable et par le fait même de redoubler de vigilance sur les enjeux des projets des compagnies gazières et pétrolières. Le 6 mars dernier, l’Office national d’énergie du Canada (ONÉ) a déjà approuvé la demande d’inversion de la canalisation 9B et d’accroissement de la capacité de la canalisation 9 présentée par Pipelines Enbridge Inc. (Enbridge).
Plusieurs personnes ont pris la parole sur des sujets tous aussi intéressants qu’inquiétants soit les changements climatiques conséquence directe du développement des énergies fossiles selon Marc Brullemans, biophysicien. Il faut rappeler que la production de gaz ou de pétrole accélérera le phénomène des changements climatiques qui auront des répercussions sur les inondations, les sécheresses et les quantités d’eau accessibles. Il faudra calculer les coûts des impacts environnementaux, sociaux et économiques du développement des filières gazières et pétrolières, car ceux-ci dépasseront certainement les hypothétiques bénéfices espérés.
Malgré une situation menaçante, la centaine de comités de vigilance et diverses organisations vouées à la protection de l’eau donnent l’espoir de pouvoir modifier le cours des évènements. Plus de 70 municipalité ont adopté le règlement dit de Saint-Bonaventure et d’autres emboiteront le pas sous peu. Richard E. Langelier, DDL docteur en droit, et son équipe travaillent à élaborer un nouveau règlement municipal concernant le transport de pétrole par pipelines en territoire québécois.
Partout au Québec, des groupes de citoyens se mobilisent pour préserver la qualité de leurs plans d’eau, leurs milieux humides ou leur eau potable. Odette Sarrazin, conclut que l’eau est un trésor collectif inestimable qui mérite l’attention de tous, bien plus qu’une journée par année.
Non aux sables bitumineux. Signez la pétition directement sur le site d’Équiterre
http://www.cauzio.org/groupe-non-sb/non-sables-bitumineux#action